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 Les différentes drogues et leurs risques (2)

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Lux
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MessageSujet: Les différentes drogues et leurs risques (2)   Dim 7 Sep - 20:02


4/ Le LSD



Le LSD est obtenu à partir d’un champignon parasite du seigle.

Le LSD fait partie de la famille des perturbateurs, c’est-à-dire qu’il agit sur le système nerveux central en perturbant les sensations et les perceptions de la réalité.

Le LSD se présente sous forme de buvard (un papier imprégné d’une goutte de solution de LSD), de comprimés, d’une micropointe ou, plus rarement, sous forme liquide.

L'acide lysergique diéthylamide est un hallucinogène de synthèse, tiré de l'ergot de seigle, un champignon parasite extrêmement puissant et actif à très faible dose. Le LSD est devenu illégal dans les années 70 et sa fabrication commerciale a pratiquement cessé. Les produits vendus sur la rue contiennent rarement du vrai LSD., mais plutôt du PCP, un médicament vétérinaire hallucinogène assez toxique. Le LSD, à l'état pur, est une poudre cristallisée blanche et inodore. Il est généralement vendu dans la rue sous forme de gouttes de couleur sur du papier buvard ou des feuilles de gélatine, ou mélangé à d'autres substances tel que le sucre. Compte tenu que le LSD est fabriqué dans des laboratoires clandestins, chaque dose peut avoir une concentration différente impossible à préciser.Les usagers le prennent habituellement par voie orale, mais peuvent aussi l'inhaler ou se l'injecter. Suivant une sensation d'euphorie et de vertige, le LSD modifie les perceptions visuelles, auditives et tactiles. Ces effets commencent environ 30 minutes après l'ingestion de la dose et peuvent durer de 5 à 8 heures. Des évolutions dépressives ou exaltantes peuvent se manifester jusqu'à 12 heures.

Le LSD est un puissant hallucinogène qui modifie intensément les sensations. Il provoque des hallucinations, des fous rires incontrôlables ou des délires. Ses effets varient selon le produit (combien on en prend, à quel rythme et avec quoi d’autre), l’individu (combien on mesure, combien on pèse, dans quel état d’esprit on est) et le contexte (à quel moment de la journée, avec qui et pourquoi). Un « trip » de LSD dure entre cinq et douze heures, parfois plus longtemps.

Parmi les effets physiques, on trouve - une augmentation de la tension artérielle,- la dilatation des pupilles et - l'accélération du rythme cardiaque. On observe aussi fréquemment - une faiblesse musculaire, - des tremblements, - des nausées, - des frissons et - une hyperventilation. Cette drogue est surtout utilisée pour ses effets sur la perception, la pensée et l'humeur. Sensation agréable chez certains, d'état de panique chez les autres: "... une très forte intensification des couleurs, des bruits et des odeurs. Il a des hallucinations colorées, les couleurs se transforment en sons et les sons en saveurs. Les objets, les murs, les sols, les personnes alentour sont distordues et semblent onduler ou courir. L'image qu'on a de soi se bouleverse, les membres se séparent du tronc, le corps flotte, si on se regarde dans un miroir, on peut voir sa face éclatée."

* Perte de contact avec la réalité ;
* Hallucinations, illusions
* Sensation de lourdeur à la tête, aux membres, au corps et crampes au niveau des jambes ;
* Sensation de froid et perte de sensibilité dans les mains ;
* Accroissement des joies et des peines ;
* Pleurs, frayeurs et/ou éclats de rire ;
* Augmentation du rythme cardiaque.

EFFETS À LONG TERME

Perte de motivation et d'intérêt, dépression et anxiété prolongées. L'effet du LSD peut surgir spontanément des jours, des semaines et même des mois après la consommation (flash-back) ; Selon les statistiques, aucun décès n'est directement attribué aux effets pharmacologiques du LSD mais on a signalé certains décès attribuables au suicide et aux accidents associés au LSD. La consommation de cette drogue pendant la grossesse peut être reliée à une augmentation de la fréquence des avortements spontanés ou des anomalies chez le nouveau-né.

Avec le LSD, on n’est pas à l’abri des « bad trips », c’est-à-dire qu’il arrive qu’en consommant on tombe tout à coup dans un état de panique. Quand ça arrive à un(e) ami(e), il faut alors rassurer la personne et l’emmener dans un endroit calme à l’éclairage tamisé. Une chose est sûre, l’alcool ou les tranquillisants n’y peuvent rien. Tout au contraire, ça risque d’aggraver sérieusement les choses.
Comme pour la cocaïne, le « trip » est suivi d’un « down » qui est souvent désagréable. On peut alors ressentir de l’angoisse, de la panique, de la paranoïa ou de la phobie.

Le LSD a des ennemis, c’est-à-dire qu’il devient encore plus dangereux quand il est mélangé à un dépresseur tel que l’alcool, l’héroïne, des tranquillisants ou toutes autres drogues.

Il n'existe aucun moyen efficace de stopper un " trip " dû aux hallucinogènes. Selon la dose, le contexte, la personne et son état d'esprit, les effets peuvent grandement varier et provoquer des hallucinations visuelles, auditives ou sensorielles plus ou moins fortes. La prise répétée est dangereuse pour la santé mentale. Conséquemment à un usage chronique du produit, l'organisme n'assimile pas la totalité du produit. Des particules se fixent dans l'organisme, se détachent et provoquent un autre voyage imprévu et incontrôlable jusqu'à un mois après la prise . Certains usagers nous affirment vivre des "flash back" plus d'un an après l'arrêt de la consommation.

5/ L'héroïne

L’héroïne est un opiacé, c’est-à-dire que l’héroïne est faite à partir de la morphine qui provient d’une plante appelée pavot. L’héroïne est donc un dérivé de la morphine.

En 1888, on souhaite l’utiliser pour soigner la tuberculose. On la considère alors comme une médication « héroïque » (d’où son nom) qui pourrait remplacer la morphine. Toutefois, les ravages qu’elle cause n’ont vraiment rien d’héroïque. À l’époque de la Première Guerre mondiale (1914-1918), on évalue à 500 000 le nombre de personnes dépendantes de l’héroïne aux États-Unis, un nombre impressionnant pour l’époque.

Elle se présente sous forme d’une poudre blanche pouvant parfois tendre vers le brun. La plupart du temps, elle est injectée par voie intraveineuse, mais elle peut aussi être sniffée ou fumée.

L’héroïne fait partie de la famille des dépresseurs, c’est-à-dire qu’elle agit sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps.

Elle provoque une euphorie tranquille (c’est comme sauter de joie, mais par en dedans), un apaisement et une sensation d’extase. Lorsqu’elle est injectée, l’effet immédiat peut s’apparenter à une forme d’orgasme (ça aussi, ça se vit par en dedans). On appelle cette première phase le « rush ». Elle est suivie d’une sensation d’euphorie et de somnolence qui est parfois accompagnée de nausées, de vertiges et d’un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire.

À moins d’avoir fait partie d’une mission de colonisation de la planète Vénus ces 20 dernières années, tout le monde sait que l’héroïne crée rapidement la dépendance. Et plus on en consomme, plus on doit augmenter les doses et la fréquence des prises pour retrouver les mêmes sensations qu’on éprouvait aux premières prises. On accorde alors une place très grande aux consommations, ce qui a pour effet de modifier radicalement la vie quotidienne. On voit l’héroïne même dans sa soupe « Poulet et nouilles ». La plupart du temps, la consommation d’héroïne enclenche un processus de marginalisation qui peut conduire à l’itinérance ou à la prostitution.
Pour un héroïnomane, l’état de manque provoque de l’anxiété, de l’agitation et plusieurs symptômes physiques. À l’inverse, une surdose d’héroïne entraîne une détresse respiratoire, une perte de connaissance et même la mort. En cas de surdose, il faut faire le 911; si la personne est encore consciente, il faut la tenir éveillée jusqu’à l’arrivée des secours. Si elle a perdu conscience, il faut la placer sur le côté (pour éviter qu’elle ne s’étouffe avec ses vomissures) ou pratiquer la réanimation cardiorespiratoire. Il faut rester avec elle en tout temps.

L’héroïne a des ennemis, c’est-à-dire qu’elle est particulièrement dangereuse quand elle est mélangée à un stimulant tel que les amphétamines, l’ecstasy ou la cocaïne. Et c’est encore bien pire quand elle est mélangée avec des dépresseurs.
Il y a également un risque important de perte de connaissance et de détresse respiratoire si on la mélange avec un autre dépresseur (alcool, tranquillisant, GHB).


Tous ces définitions sont tirées du site : http://prevention.toxicomanie.org/drogue.html
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